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jeudi 7 juillet 2016

Fin de l'aventure pour les Gallois, le Portugal en finale

Au terme d'une rencontre qui ne restera pas dans les annales du football, le Portugal a décroché son billet pour la finale de l'Euro-2016, en venant à bout de bien ternes Gallois (2-0). Les Lusitaniens rencontreront le vainqueur d'Allemagne – France.

Et une, et deux, et trois minutes ! Le Portugal n'a pas eu besoin de plus pour valider son billet pour la finale de l'Euro-2016, face au pays de Galles, mercredi à Lyon. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo, auteurs une nouvelle fois d'une performance en dent de scie, se sont imposés face à des Gallois méconnaissables et logiquement éliminés de la compétition (2-0).
Les Lusitaniens atteignent donc la deuxième finale européenne de leur histoire, après la défaite historique de 2004, à domicile face à la Grèce. Et s'ils ne veulent pas subir à nouveau le même sort, le 10 juillet, ils devront trouver les ressources pour franchir un cap. Car que ce soit face à l'Allemagne ou à la France, qui s'affrontent jeudi dans l'autre demi-finale de cet Euro, ce Portugal là n'a pas beaucoup d'arguments à faire valoir en sa faveur.
Sur la pelouse impeccable du Parc OL, ils ont laissé un sentiment plus que mitigé. Au terme d'un premier acte très fermé, aucune des deux formations n'a réussi à prendre les devants. Quelques rares incursions de part et d'autre ont bien troublé le calme ambiant, mais sans que les supporters des deux camps ne puissent véritablement s'enflammer.
Timides
Après un round d'observation d'un gros quart d'heure, le Portugal a tiré sa première cartouche. Après un bon relais avec Cristiano Ronaldo, Joao Mario s'est infiltré dans la surface galloise, mais le numéro 10 portugais a trop croisé sa frappe du droit (16e).
Derrière, ce sont les Gallois qui se sont mis en évidence. Par deux fois, Gareth Bale s'est retrouvé en position de frapper au but, mais sans succès (19e, 23e). Dans la foulée, un très bon centre de Hal Robson-Kanu a fait trembler le gardien portugais Rui Patricio, mais la tête plongeante d'Andy King, aux six mètres, est finalement passée largement au dessus de la barre (26e).
En toute fin de première période, les Portugais se sont enfin offert une occasion franche. Sur un bon centre du Franco-Portugais Adrien Silva, Cristiano Ronaldo a enfin réussi à se défaire du marquage à la culotte de James Collins, mais sa reprise de la tête a fui le cadre (45e).
Deux coups de tonnerre
Au retour des vestiaires, la tension a repris le dessus de part et d'autre. Puis, alors qu'on se dirigeait sur une nouvelle mi-temps paralysée par l'enjeu, le Portugal s'est mis à jouer... trois minutes. Suffisant pour faire le break et plier un match qui n'a finalement jamais vraiment débuté.
La lumière est tout d'abord venue de la star de cette équipe lusitanienne, Cristiano Ronaldo. Sur un corner joué à deux entre Joao Mario et Raphael Guerreiro, le second a trouvé CR7 dans la boîte. Le buteur du Real Madrid s'est élevé plus haut que tout le monde et a catapulté le cuir dans les filets de Wayne Hennessey (1-0, 50e).
Et trois minutes plus tard, donc, c'est Nani qui a doublé la mise. Sur un centre-tir de Cristiano Ronaldo aux 20 mètres, le néo-Valencian a devancé le portier gallois d'un tacle rageur (2-0, 53e). Suffisant pour placer les Gallois définitivement hors d'atteinte.
Rideau
Car ce mercredi soir, au Parc OL, Gareth Bale et ses coéquipiers étaient tout simplement inoffensifs. Durant la dernière demi-heure, ils ont bien tenté de revenir, maladroitement, mais ce sont les Portugais qui se sont montrés les plus dangereux. Nani (66e), Danilo (80e) et surtout Cristiano Ronaldo (63e, 71e, 85e) ont même failli donner plus d'ampleur au succès portugais, sans toutefois y parvenir. Gareth Bale, bien esseulé en fin de rencontre, a bien tenté de forcer le verrou mais en vain (80e).
Trois minutes de jeu auront donc été largement suffisantes pour offrir au Portugal sa première finale d'Euro depuis douze ans. Et Cristiano Ronaldo de continuer à rêver un peu plus d'un sacre européen et, intérieurement, d'un nouveau Ballon d'Or. Mais une chose est certaine au vu de la prestation portugaise du soir : la dernière marche ne sera pas la plus simple à franchir.

jeudi 23 juin 2016

Qui sont les qualifiés pour les huitièmes ?


A l’issue de la phase de groupes de l’Euro-2016, qui s’est conclue mercredi 22 juin, les seize qualifiés pour les huitièmes de finale du tournoi sont désormais connus. Voici le programme des rescapés de ce début d’Euro.

Des 24 équipes qualifiées pour la phase finale de l’Euro-2016, huit ont déjà quitté la compétition, au soir de la troisième journée du groupe E, épilogue des matchs de poules. Victimes de cette première étape, la Roumanie, l'Albanie, la Russie, l’Ukraine, la République tchèque,la Turquie, la Suède et l'Autriche sont déjà en vacances.
Pour les autres, après quelques jours de repos, le programme reprend comme suit :
• Samedi 25 juin :
Suisse – Pologne, à 15 h (Saint-Étienne)
Pays de Galles – Irlande du Nord, à 18 h (Paris)
Croatie – Portugal, à 21 h (Lens)
• Dimanche 26 juin :
France – Eire, à 15 h (Lyon)
Allemagne – Slovaquie, à 18 h (Lille)
Hongrie – Belgique, à 21 h (Toulouse)
• Lundi 27 juin :
Italie – Espagne, à 18 h (Saint-Denis)
Angleterre – Islande, à 21 h (Nice)

mercredi 22 juin 2016

Face à la Croatie, l'Espagne s'est pris les pieds dans le tapis


Sensation à Bordeaux, où l'Espagne a été vaincue par la Croatie (2-1). Double tenante du titre, la Roja termine deuxième du groupe D et devra passer par un huitième de finale très compliqué face à l'Italie.

C'est sans aucun doute le premier coup de tonnerre de cet Euro-2016. À Bordeaux, l'Espagne a laissé filer la tête du groupe D en s'inclinant face à la Croatie (2-1), au terme d'une rencontre qu'elle a pourtant globalement dominée et même menée.
La Roja, double tenante du titre, n'a pas su concrétiser ses opportunités, à l'image de son capitaine Sergio Ramos, qui a manqué un pénalty à la 72e minute de jeu. Les Espagnols avaient pourtant parfaitement débuté la rencontre, en ouvrant le score par Morata (7e, 0-1).

Espagne - Italie dès les huitièmes
Mais les Croates, pourtant peu dangereux, ont conclu le premier acte en revenant au score, grâce à Kalinic, à la réception d'un centre de Perisic venu de la gauche (45e, 1-1). Et c'est ce dernier, décidément très inspiré depuis le début du tournoi, qui a donné la victoire aux siens d'une frappe sèche, sur laquelle De Gea s'est complètement troué (87e, 2-1).
Pour l'Espagne, cette défaite pourrait avoir de terribles conséquences. La Roja, deuxième de son groupe, est reversée la partie basse du tableau final. Elle devra se défaire de l'Italie en huitième de finale, et pourrait rencontrer l'Allemagne en quart si elle y parvient. Et en demi-finale, d'autres gros morceaux se profilent, comme par exemple l'Angleterre ou la France. 
Les Croates, eux, joueront un troisième de groupe, avant d'éventuellement rencontrer le vainqueur de Suisse - Pologne. Un programme déjà plus abordable...

vendredi 17 juin 2016

L'UEFA avait "pris la décision" de ne pas déplacer les matches à risques à 21h00

Par AFP
mediaBagarre entre supporters le 11 juin 2016 au Stade Vélodrome à MarseilleAFP/Archives
L'UEFA avait pris la "décision" avant le tournoi "de ne pas changer le calendrier" de l'Euro-2016, en dépit "des discussions après le tirage au sort concernant les matches pouvant présenter des risques", notamment à 21h00, a reconnu vendredi Martin Kallen, directeur général de l'Euro-2016.
"Nous avons pris la décision de ne pas changer le calendrier, parce que nous n'en voyions pas la raison", a expliqué M. Kallen, à plusieurs médias, dont l'AFP.
L'établissement du programme de l'Euro s'est fait en plusieurs phases. D'abord, le calendrier a été établi en avance avec des matches non identifiés (A1 contre A2, B1 contre B2 etc.). Ensuite, a eu lieu en décembre 2015 un tirage au sort en deux phases: d'abord pour attribuer une position dans le groupe afin de savoir qui affronte qui, puis pour positionner les matches afin de déterminer dans quelle ville et à quelle heure ils auront lieu.
"Le principe est de ne pas changer le calendrier et de le respecter au nom de l'équité sportive", avait expliqué à l'AFP une source à l'UEFA le week-end dernier.
"Bien sûr, il faudra débriefer tout ce qui s'est passé en vue du prochain championnat d'Europe (organisé en 2020 dans 13 villes de 13 pays différents, ndlr), a poursuivi M. Kallen. Nous n'avions pas anticipé les débordements intervenus à Marseille, même s'ils n'ont pas été aussi importants que ce qui en a été dit".
Angleterre-Russie (1-1), programmé samedi dernier à 21h00, a généré de nombreux incidents, dont des violences sur le Vieux-Port entre supporters qui ont fait 35 blessés, majoritairement anglais, dont deux toujours grièvement blessés.
Son horaire a été critiqué en raison du degré d'alcoolisation avancée de certains supporters impliqués dans les bagarres. "Il y a un problème de suralcoolisation qui entraîne in fine un phénomène de violences entre supporters et contre les forces de l'ordre, qui apparaissent comme un exutoire à la violence", a ainsi déclaré à l'AFP le commissaire Antoine Boutonnet, chargé de la lutte contre les hooligans en France, au sujet de ces incidents.
Par la suite, les autorités ont imposé des restrictions à la vente d'alcool dans la plupart des villes hôtes les jours de match.
"Maintenant nous avons haussé le niveau de sécurité en faisant appel à davantage de stewards dans les stades, ce n'est pas si facile parce que le marché de la sécurité privée est maintenant asséché en France, a encore précisé M. Kallen. Il n'y a plus de staff disponible mais il est toujours possible de réaffecter des personnes d'autres stades là où on en a besoin."